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Nouvelles pièces. 15
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le Cocu imaginaire, jufqu'à ce que autrement il en ait été ordonné, à peine de cinq cens livres d'amende et de tous dépens, dommages, et intérêts.
Signé : Séguier1 ; Courtin 2.
Du troîfième feptembre 1660, à Paris.
1*660. — 16 novembre.
E
ntre Jean-Baptiste Poquelin de Molières, demandeur en requête inférée en l'arrêt du Confeil du IIIe jour de feptembre 1660, d'une part; et Jean Ribou, marchand-libraire, à Paris, défendeur d'autre part ; Vû au Confeil du Roi l'arrêt d'icelui dudit jour 111e feptembre dernier, rendu fur la requête du demandeur, tendant à ce qu'il plût à Sa Majefté ordonner
1. Pierre Seguier, né en 1588, mort en 1672, chancelier de France.
2. Courtin était maître des Requêtes de l'Hôtel du Roi. — Le Conseil privé formait une des branches du Conseil d'État. Au xviiesiècle, le Conseil d'État se subdivisait ainsi : 1" le Couseil d'en haut, préside par le* Roi et composé de ministres d'État et de secrétaires d'État j on y prenait les résolutions intéressant la politique ; les délibérations ne se libellaient pas'en forme d'arrêts; 20 le Conseil privé, qui répondait à peu près à notre Cour de cassation ; le Conseil privé connaissait aussi des procès que le Roi lui adressait; 3" le" Conseil des Finances, qui était à peu près notre Conseil d'État actuel au contentieux, ct 40 le Conseil des Dépêches, qui rendait des arrêts relatifs à l'administration du royaume; ces arrêts répondaient aux arrêts ministériels, ordonnances ou décrets en matière administrative rendus aujourd'hui. Je tiens ces renseignements de mon savant confrère et ami, M. E. Boutaric, chefde la section administrative aux Archives nationales.
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